Le lexique du Grimpeur

  • Vous ne comprenez pas un mot ?
  • Vous n’arrivez pas à saisir le sens exact d’un terme ?

Ce lexique est fait pour vous. On y répertorie les termes les plus couramment utilisés en escalade.

Rappel sur la communication

Lexique :

A
Adhérence : Il y a adhérence lorsqu’il n’y a pas de prise et que, miracle de la physique, le chausson accroche, colle sur une surface lisse.

Aléatoire : Etat d’un mouvement ou d’une voie qui ne peut se réaliser de manière certaine : mouvements dynamiques ou de jetés.

Allonge : Capacité à attraper des prises éloignées.

Amarrage : Point permettant au grimpeur d’installer une dégaine ou un relais, ce dernier étant constitué d’au moins deux ancrages. Un amarrage naturel est un point d’amarrage sans matériel métallique, comme un arbre ou une lunule.

Ambiance : Contexte extérieur qui caractérise une voie : beauté du site, vide, .etc.

Ancrage : Système métallique de fixation au rocher permettant de poser un amarrage. Il existe essentiellement les goujons, les chevilles et les broches.

Anneau de descente : C’est un maillon rapide de 10 mm minimum, ou un système à verrouillage prévu à cet effet.

Aplat : Large prise horizontale que l’on saisit main ouverte.

Après travail : Sert à préciser la performance dans le cadre de l’enchaînement d’une voie. Ici, on connaît les mouvements, on a déjà travaillé la voie ; on peut également préciser le nombre d’essais et si les dégaines étaient en place ou non. Voir également  » à-vue  » et « flash « .

Arquée : Réaliser un crochet avec les deux premières phalanges pour tenir les prises étroites.

Artif : Escalade artificielle, nécessitant l’utilisation de techniques et d’un matériel particuliers pour assurer la progression du grimpeur; s’oppose traditionnellement à l’escalade en libre.

Athlétique : S’emploie pour les voies dans lesquelles il est inutile de s’engager sans gros muscles (gros biceps en particulier).

Aseptisée : Voie dont l’équipement trop généreux enlève tout engagement et une grande partie de l’intérêt.

Assurage : Technique consistant à assurer la protection du grimpeur par un système de points d’ancrage, de dégaines, de cordes, de harnais et de frein.

Auto-assurage : Technique consistant à assurer sa propre protection, à l’aide d’une longe et de mousquetons à vis par exemple.

Avaler : Tendre la corde, éliminer le « mou » entre le grimpeur et son assureur.

A vue : Réussir à enchaîner une voie dès le premier essai, sans connaître les difficultés. Cet exercice requiert une bonne lecture du rocher et sert de référence pour le niveau maximum d’un grimpeur.

B
Balancier : Mouvement de la jambe consistant à établir un équilibre.

Baquet : prise large et profonde, facile à tenir.

Bartasser : Errer, galérer sur un chemin d’accès.  » On a bartassé une demi-heure dans les buis avant d’arriver au pied de la voie « 

Baudrier : Voir harnais.

Bidoigt : Prise de main difficile dans laquelle on ne peut mettre que deux doigts.

Bitte : Pommeau, prise proéminente facile à tenir.

Bloc : Mouvements courts et intenses réalisés à quelques mètres du sol sans système d’assurage.

Blocage : Consiste à bloquer une main sur une prise, le temps que l’autre main aille chercher une autre prise.

Bombé : Configuration du rocher qui repousse le grimpeur vers le vide.

Bosse, bossette : Relief du rocher

Bouse : Terme familièrement utilisé par les grimpeurs pour désigner une voie décevante.

Bouteilles : Se dit des bras d’un grimpeur lorsqu’ils deviennent lourd, durs et douloureux.

Brouter : Se ( » poncer « ), se blesser les doigts sur un relief trop agressif.

C
Cabestan : Noeud d’auto-assurage très utile en falaise.

Cachou : Nom donné à une prise minuscule pour les doigts ou pour les pieds.

Caisse : Avoir la caisse, c’est être en forme.

Calcaire : Catégorie de rocher caractérisée par une grande variété de formes et un aspect granuleux plutôt adhérent.

Carre externe : Prendre une prise par le côté extérieur du pied, utile généralement dans les sections déversantes.

Charger : Faire porter son poids sur une prise.

Chausson : Moins confortable qu’une pantoufle, le chausson d’escalade est caractérisé par une grande adhérence de sa semelle.

Cheminée : Fissure large dans laquelle on peut introduire le corps, et que l’on remonte en utilisant des techniques d’opposition.

Circuit : Enchaînement de mouvements sur un pan.

Clipper : Passer la corde dans le mousqueton pour assurer sa progression.

Clou : Voir à piton.

Coincement : Technique consistant à faire jouer à une partie du corps un rôle de coinceur (coincement de pied, coincement de main).

Coinceur : Pièce métallique se plaçant par coincement; point de protection facilement récupérable après utilisation.

Colonnette : Forme que l’on rencontre parfois en rocher calcaire, petite colonne verticale que l’on saisit par pincement.

Connecteurs : Mécanismes ouvrables qui permettent aux grimpeurs de se relier directement ou indirectement à 1 point d’ancrage (mousqueton, mousqueton de sécurité, maillon rapide, …).

Continuité : Une voie de continuité demande un effort long et soutenu. ex : faire de la « conti », travailler son endurance.

Cordée : Groupe de deux grimpeurs ou plus unis pour le meilleur et pour le pire par le lien sacré de la corde.

Corde dynamique : Corde permettant d´arrêter la chute libre d´une personne engagée en alpinisme ou en escalade, avec une force de choc limitée.

Corde à simple : Corde dynamique, capable d´arrêter la chute d´une personne, lors de son usage avec un seul brin.

Corde à double : Corde dynamique, capable d´arrêter la chute d´une personne, lors de son usage avec deux brins.

Cotation : Echelle de difficulté. se compte en chiffre divisé en 3 lettres (A, B ou C) et potentiellement accompagnée d’un « + ». ex : bas niveau 4B, haut niveau 7C+.

Couenne : Voie courte et intense, sans relais.

Crochetage : De talon ou de pointe, le crochetage consiste à se servir du pied comme d’un croche pour rétablir ou maintenir un équilibre.

Croisé : Mouvement de traversée consistant à aller chercher une prise latérale en croisant les bras ou les jambes.

Croute : Se dit d’une prise assez mauvaise, souvent petite et fuyante.

Crux : Passage le plus difficile de la voie.

D
Dalle : Paroi généralement lisse de faible inclinaison.

Daubé : Etre daubé, c’est s’être vidé totalement de son énergie.

Dégaine : Système composé d’une sangle express (petite sangle cousue) équipée d’un connecteur à chaque extrémité. C’est un terme usuel.

Délayer : Se reposer les bras au cours de l’ascension.

Demi-cabestan : Noeud d’assurage très utile en falaise ; dans certains cas, remplace avantageusement le huit.

Derviche : Croisé de grande amplitude ; le grimpeur se retrouve parfois dos à la paroi.

Descendeur : Système de freinage exclusivement utilisé pour la descente. Ce terme est fréquemment utilisé à tort pour désigner un frein d’assurage.

Désescalade : Descendre une voie par le chemin où l’on est monté. Discipline pratiquée pour l’échauffement dans des voies faciles ou par les amateurs de solo qui ne peuvent redescendre avec la corde.

Développer : S’étirer, aller chercher très loin d’autres prises.

Dévers : Paroi déversante, au-delà de la verticale.

Dièdre : Jonction de deux pas de falaise.

Doigts (à) : On parle de voie à doigts lorsque ceux-ci sont sollicités de façon importante.

Drapeau : Mouvement plutôt esthétique alliant prise de pied en carre externe et balancier.

Dry-tooling : Discipline qui mélange escalade sur glace et sur rocher, crampons aux pieds et engins aux mains.De nombreux grimpeurs la pratique à des fins d’entraînement pour l’aspect physique de cette technique.

Dülfer (dudulle) : Mouvement d’opposition entre les pieds et les mains, particulièrement bien adapté à la remontée de fissures ou de dièdres.

Dynamique : On parle d’assurage dynamique quand il y a amortissement de la force de choc.

E
Écaille : Lame de rocher se détachant de la paroi, qu’il est parfois possible de saisir en inversée.

Eliminante : Discipline où le grimpeur s’interdit certaines prises de la voie pour la rendre plus dure, très répandue sur pan.

Enchaînement : Réalisation d’une voie en tête, sans points d’aide ni repos.

Engagé : Terme employé quand l’espacement entre les points de protection est important.

Équipement de Protection Individuelle (EPI) : Ce sont les matériels portés par un individu qui ont pour objet d’assurer sa protection . Une réglementation spécifique s’applique au EPI contre les chutes de hauteur dans lesquels nous retrouvons la majorité du matériel de sécurité utilisé en escalade.

Équiper : Aménager un terrain vierge, placer points d’ancrage, relais, anneaux de rappel.

Éthique : Ensemble de règles tacites plus ou moins bien admises selon les grimpeurs, concernant la pratique ou le respect de l’environnement.

Exposé : Obstacle menaçant, équipement défaillant, passage où il ne fait pas bon chuter.

F
Facteur de chute : Rapport entre la hauteur de la chute et la longueur de corde disponible pour amortir le choc.

Fissure : Faille rectiligne et généralement verticale, la fissure est une ligne naturelle que l’on remonte par coincements ou par mouvements d’opposition.

Flash : Réussir une ascension dès la première tentative, en tête, sans chuter, après avoir reconnu le parcours en rappel ou/et avoir observé un autre grimpeur dans la voie.

Flèche (grimper en) : Dans le cas d’une cordée de 3 où les deux seconds grimpent en même temps à quelques mètres d’intervalle.

Force : Qualité que demande un effort court et intense.

G
Gainer : Mobiliser un maximum de muscles pour que les pieds ne glissent pas ou pour contrôler leurs mouvements.

Gaz : Le gaz, c’est le vide.

Goutte d’eau : Prise ronde et creuse, généralement de petite taille, formée par l’érosion des parois calcaires.

Gratton : Prise en saillie de petite, voire de très petite taille.

Grès : Rocher granuleux parfois friable, pas vraiment prisé par les grimpeurs.

Grigri : Système d’assurage autobloquant qui, en cas de chute du grimpeur, bloque automatiquement la corde sans intervention de l’assureur.

H
Harnais : C’est un équipement qui permet de relier le grimpeur à sa corde afin de répartir les efforts consécutifs à l’arrêt d’une chute ou à une suspension prolongée. Le terme « baudrier » est fréquemment utilisé pour désigner le harnais…

Huit : Descendeur en forme de « 8 », comprenant un gros trou pour la corde et un petit pour le mousqueton. De nombreuses variantes existent, s’écartant plus ou moins de la forme simple à deux trous ronds (trou carré, ergots sur les bords, trous sur deux plans orthogonaux, etc.).

I
Inversée : Prise horizontale dirigée vers le bas ; invite à réaliser blocages et mouvements d’opposition entre les mains et les pieds.

Isolement : Salle d’échauffement dans laquelle sont isolés les compétiteurs avant une épreuve, de façon qu’ils n’aient aucune information sur la voie.

J
Jaunir : Terme historique quelque peu désuet actuellement; jaunir une section ou une voie, c’est la libérer.

Jeté : Mouvement dynamique consistant à s’élever rapidement sur les jambes pour aller chercher une prise de main hors de portée.

K
Kiffer : Passer la corde dans une dégaine.
L
Lecture : Etape clé de l’escalade à vue, la lecture est le repérage et la mémorisation des mouvements depuis le bas de la voie.

Lèvre : A l’instar de quelque prothèse siliconée, c’est une protubérance de rocher suffisamment grande pour pouvoir se suspendre.

Libre : Grimper en libre, c’est grimper sans aide ni repos sur les points d’ancrage ; pas d’artifice entre le rocher et le grimpeur.

Lolotte : Mouvement élaboré utilisé pour se plaquer contre le rocher dans les dévers importants.

Longe : Objet en corde ou sangle muni d’un connecteur à l’une de ses extrémités. Elle permet de se relier (ou s’attacher) à tout point d’ancrage ou amarrage.

Longueur : Correspond à l’origine à une longueur de corde ; en escalade, une longueur peut être synonyme d’une voie.

Lover : Enrouler sa corde après utilisation.

Lunule : Bracelet de rocher que l’on trouve sur les parois calcaires ; entouré d’un anneau de corde ou d’une sangle, il peut s’utiliser comme point d’assurage.

M
Magnésie (ou « cake ») : Les puristes de l’environnement ne veulent pas en entendre parler; les « pros » ne peuvent pas s’en passer. La magnésie, ou la « cake » pour les initiés, est une poudre magique utilisée pour absorber la sueur des mains.

Master : Compétition où seuls sont conviés les meilleurs grimpeurs du moment, sur invitation s’il vous plaît…

Monodoigt : Prise difficile que l’on ne peut saisir qu’avec un seul doigt (Aie!).

Morphologique : Section ou voie adaptée à un type particulier de gabarit; un passage morpho est généralement plus dur pour les personnes de petite taille.

Mou : Donner du mou, c’est envoyer de la corde.

Moulinette : Système de poulie qui permet de grimper en second en êtant assuré depuis le bas ; très pratique pour débuter ou pour s’échauffer.

Mur : Grimper sur mur, c’est grimper sur une surface artificielle extérieure ou en salle.

Mutant (ou extra-terrestre) : Grimpeur très fort venu d’une autre planète.

N
Niaque (avoir la) : être en forme, avoir le péchon.

No foot : en français dans le texte, sans les pieds. Mouvement inventé sur pan que l’on retrouve assez peu en falaise, destiné a économiser un gainage surpuissant ou à pallier à un manque de prises (ou de technique) de pieds.

O
Obligatoire : un passage d’escalade qui ne peut s’éviter en tirant au clou (ou autre  » ficelle du métier « ), on le précisera dans le topo : ex, 6c max,6b obligatoire.

 Opposition, s’opposer : mouvement qui permet de progresser en poussant dans des sens opposés dans des configurations de rocher particulières : la cheminée, le dièdre, l’écaille

Optimiser : se placer au mieux sur une prise que ce soit avec la main ou le pied afin d’en tirer tout le potentiel.

Ouverture, ouvrir : c’est repérer une ligne, la nettoyer et l’équiper pour un site naturel, c’est disposer des prises sur un mur pour l’escalade en salle (on dit aussi visser des prises).

P
Paires (poser les) : mettre les dégaines dans une voie. On le fait généralement pour un autre grimpeur qui va taper un essai.

Pan : structure artificielle de faible hauteur conçue pour répéter des mouvements, permet de travailler des enchainements seul, les chutes étant amorties par un ou des matelas placés au sol.

Pas : composé d’un ou deux mouvements, un pas peut être défini plus précisément :  » un pas de bloc  » ;  » un pas d’allonge « 

Patiné(ée) : se dit d’un rocher ou d’une voie très usée, lustrée par des passages répétés.

Paumatoire : se dit d’un itinéraire (en grande voie généralement) peu lisible, qui prête à confusion : voies qui se croisent, spits cachés…

Péchon : un grimpeur qui a de l’énergie à revendre… ou un mouvement qui en demande.

Pendule, penduler : manœuvre qui consiste à se balancer latéralement au bout d’un corde, afin de rejoindre un endroit qui ne peut être atteint autrement. Attention, ne pas confondre avec pendouiller, qui résulte d’une mauvaise gestion d’un dévers ou d’un toit pour un second de cordée. (voir aussi fil d’araignée)

Performance (perf.), performer : c’est une réalisation à son niveau maximum (ou presque) à vue ou après-travail, un enchaînement dont on est fier.

Pied-main : mouvement où le pied va prendre la place de la main sur la prise.

Pieds des mains (les) : discipline que l’on s’impose sur le pan, où les pieds ne peuvent employer que les prises précédemment touchées par les mains.

Pince, pincette : type de préhension et donc, de prise.

Placement : position particulière du corps qui permet de réaliser un mouvement.

Plomb : autre terme pour désigner un vol important.

Pof : petit sac de toile rempli de résine ou de colophane que l’on utilise en bloc en tapotant sur les prises pour améliorer l’adhérence.

Point (d’assurage) : en place de manière fixe (pitons, spits) ou amovibles (coinçeurs, anneaux de cordes) ils permettent au grimpeur de s’assurer en cas de chute, et peuvent devenir des points d’aide pour l’escalade artificielle.

Pomper : …pour recoller au rocher quand on est pendu sous un toit ou dans un fort dévers. Le grimpeur se tire sur la corde et lâche brusquement celle-ci tandis que le poids de son assureur suspendu dans son baudrier le remonte.

Poutre : instrument d’entraînement à suspendre comportant différentes préhensions pour travailler la force.

Première : ascension selon un itinéraire qui n’a jamais été suivi auparavant.

Prémousquetonnage, prémousquetonner : pratique qui consiste à passer sa corde dans 1,2 voire 3 dégaines avant de redescendre et tenter l’enchaînement ; inventée pour s’économiser ou ne pas se faire peur en cas de départ engagé, cette technique fait partie des biscuitages…pour ceux dont l’éthique est irréprochable.

Prisu : voie qui comporte beaucoup de prises.

Projet : une voie, petite ou grande que l’on rêve de travailler, de réaliser.

Puissance, power : d’ autres qualificatifs pour ce grand mythe de l’escalade qu’est la force…

Q
Aucun terme répertorié.
R
Ramonage : opposition des membres (bras, jambes), du tronc, des fesses entre deux parois pour aider à la progression.

Randonner : c’est courir ou se promener dans une voie, être facile quoi…

Récupération, récupérer : repos après un effort : on peut récupérer de manière  » active « , en faisant une séance de faible intensité associée à des étirements, ou de manière  » passive « , grâce à des massages ou au sauna, jacuzzi…

Réglette : petite prise horizontale plus ou moins crochetante que l’on peut optimiser en arquant dessus.

Relance : mouvement dynamique qui permet de saisir avec la même main une prise meilleure située plus loin.

Relais : c’est l’endroit où le grimpeur de tête s’arrête pour s’auto-assurer et faire grimper le second. Le relais doit être installé sur deux points d’assurage relié par une chaîne ou la corde.

Renfougner, renfougne : passage en cheminée, plus rarement en dièdre ou l’on s’aide du corps et plus généralement de tous ses membres, a remplacé  » ramonage  » dans le vocabulaire des grimpeurs

Répétition, répéter : enchaîner une voie qui a déjà été faite, de la même manière ou avec une variante, certaines voies extrêmes ne connaissent que très peu de répétitions, ce qui peut poser un problème pour leur cotation (ex : Akira de Fred Roulhing en 9b).

Repos : point d’assurage que l’on a utilisé pour se reposer avant de reprendre l’escalade.

Résistance (rési.) : c’est ce qui permet de tenir des petites prises pendant longtemps dans des voies difficiles, sans point de repos.

Rétablissement (réta) : mouvement effectué pour sortir d’un surplomb ou prendre pied sur une vire

Réversible, reverse : action de grimper l’un après l’autre en premier de cordée dans une grande voie, ce qui permet d’aller plus vite et d’économiser les manœuvres de corde.

Rythme : ne pas traîner dans les sections dures, ralentir pour se refaire dans les sections plus faciles, c’est trouver le bon rythme dans la voie.

S
Saucissonner : Travailler une voie en moulinette, décomposer les pas un à un avant de tenter l’enchaînement.

Sec : à l’origine « prends-moi sec « , c’est à dire ravale le mou de la corde, l’urgence des situations l’a raccourci. On peut dire aussi prends-moi, suivant les circonstances…

Sécher : assurage non dynamique qui bloque net la chute du grimpeur au lieu de l’amortir.

Section : c’est une partie de la voie, généralement quand on travaille ou quand on décrit une voie, on la découpe en sections.

Secteur : une partie d’une falaise.

Shunter : …un pas, c’est l’éviter en passant à côté (ou en prenant d’autres prises sur structure artificielle).

Sika, sikater : utiliser une colle artificielle pour consolider, voire confectionner des prises sur le rocher. Cette pratique, communément appelée bidouille ou larcin, est plus ou moins bien appréciée selon l’éthique des équipeurs et des grimpeurs.

Site : ensemble des secteurs d’une falaise.

Soldé(ée) : qualificatif employé pour désigner un bloc ou une voie sur-cotée.

Solo, soloer : grimper seul, sans assurage, une pratique à risques pour ceux qui ne craignent pas un engagement total…

Spit, spiter : Plaquette en acier que l’on fixe pour pouvoir assurer la progression des grimpeurs. Ici le nom du matériel est devenu si célèbre qu’il a dépassé la fonction : spiter une voie se comprend aussi aisément qu’équiper.

Statique (stat.) : au contraire de dynamique, un mouvement statique se réalise en étant équilibré.
Une statique est également une corde qui sert à l’équipement des voies.

Steak, steaker (se) : blessure au doigt dans le genre  » bout de peau qui pendouille… « 

T
Taille, tailler : créer artificiellement des prises sur le rocher à l’aide d’outils soit parce que l’on trouve les prises trop petites ou qu’il n’y en a pas du tout : ex, créer un bidoigt pour passer une section sans prises.

Taquet (être au) : quand on est à fond, à la limite de ses forces, de ses possibilités, en clair pas loin du plomb.

Taton (à taton) : Qui signifie chercher ses prises de  pied à l’ aveuglette sans les voir , ex : dans un toit ou sur un rétablissement.

Technique : tout ce qui fait que l’escalade n’est pas qu’un sport où l’on tire sur les prises : placements, ruses, rythme…

Terrain d’aventure : style de voie dans laquelle le grimpeur doit placer ses protections (coinceurs, pitons, friends…) au fur et à mesure de sa progression.

Tirage : …de la corde dont le bon cheminement est freinée par des obstacles (passage en toit, dégaines en angles aigus…) , et qui par conséquent gêne la progression du grimpeur.

Toit : relief perpendiculaire à une paroi que l’on franchit à grand renfort de muscles ou d’artifices…

Topo(graphique) : guide regroupant les informations nécessaires pour grimper et séjourner dans un site : plan, adresses, liste des voies, cotations…

Toron, toronner : c’est une boucle qui se forme dans la corde due en particulier à l’usage du descendeur en huit.

Travailler : …une voie au-dessus de son niveau pour progresser, c’est la décomposer en réalisant tous les pas ou les sections individuellement avant de tenter l’enchaînement.

Traversée (trav.) : à l’origine, c’est une partie de l’ascension qui se déroule à l’horizontale ou en oblique, mais les grimpeurs de bloc en ont fait une spécialité avec sa cotation propre.

Tricoter : …avec ses jambes sur le rocher

Trou : prise en creux que l’on rencontre dans certaines falaises calcaires. On les distingue au nombre de doigts que l’on peut faire rentrer : monodoigt, bidoigt, tridoigt…

U
Aucun terme répertorié.
V
Vacher (se), vache : se vacher, c’est s’auto-assurer au relais avec une dégaine ou une sangle et un mousqueton à vis (une vache).

Valoriser : profiter au maximum de la ou des prise(s) à sa disposition.

Variante : méthode ou itinéraire différent utilisé pour sortir une voie.

Vautrer (se) : quand on s’est trompé dans la lecture ou dans les méthodes, on tombe…

Ventre : forme arrondie et déversante dans une falaise, si vous avez de la peine à rentrer le vôtre, évitez-le.
(on dit aussi un bombé, ou un bombement).

Vérin : le vérin c’est le cousin du power, l’ami du bourrin, c’est la force à l’état brute.

Verrou : coincement de doigts, de mains, de pieds, parfois de corps, voire de genou dans une fente ou une fissure. Particulièrement utilisé dans les Big Walls aux Etats-Unis.

Verticale : prise verticale qui implique un placement en conséquence (généralement en carre externe).

Vert (se mettre) : image qui désigne une belle frayeur due la plupart du temps à l’éloignement des points…

Vire : terrasse ou système de terrasses parfois très étroite, traversant une paroi (ex, la vire médiane à Presles)

Vol, voler : c’est une chute d’un grimpeur qui grimpe en tête, qui se calcule a partir du point d’assurage
dessous, multiplié par 2, plus la dynamique de la corde, augmenté du poids du grimpeur….

Volume (faire du) : enchaîner des voies faciles dans un but d’échauffement ou de récupération, on dit aussi faire des séries.

W
Watts (laisser des): c’est de l’énergie. On parle de laisser des watts dans un mouvement ou dans une section.
X
Aucun terme répertorié.
Y
Yaniro : mouvement inventé par le grimpeur Tony Yaniro, qui consiste à s’asseoir (en s’aidant du creux du genou) sur un bras qui tient une bonne prise pour aller chercher très loin une autre prise (on ne pratique pas tous les jours, ouf…).
Z
Zipper : glisser du pied en se rattrapant ou non, peut conduire à la chute.

 

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